| (13ème Journée) Portes Ouvertes au centre de traitement des déchets du SEVADEC |
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Portes ouvertes au centre de traitement des déchets du Sevadec Bienvenue dans le monde du tri sélectif
Hier, toute la journée, les habitants des 62 communes adhérentes au Sevadec pouvaient découvrir, grâce à une opération portes ouvertes, ce que deviennent leurs déchets en visitant les différentes usines du site.
Il est clair qu'il existe des visites touristiques bien plus glamour qu'un centre de traitement des déchets. Et pourtant, la (treizième) journée Portes ouvertes organisée au centre de Calais, situé rue Jacques-Monod, par le Syndicat d'élimination et de valorisation des déchets du Calaisis, a remporté un franc succès populaire, les visiteurs étant très curieux de découvrir ce que devenaient leurs différents détritus du quotidien.
Près de 300 personnes, petits et grands, s'étaient déplacées sur le site entre 9h et 12h et de 14h à 17h. Au programme : projection d'un support vidéo et mise en place d'une exposition sur le recyclage, visites du centre de tri et de l'usine de biométhanisation. Celles et ceux qui avaient amené un sac de déchets d'emballages avaient même le droit de repartir avec un sac de compost.
Charlottes et casques sur la tête, les visiteurs avaient beaucoup de questions à poser aux employés du Sevadec, improvisés guides pour l'occasion. Les plus récurrentes concernaient surtout le tonnage de déchets accueilli sur le site. Les chiffres en ont impressionné plus d'un : 11 000 tonnes par an au centre de tri, 7 900 tonnes pour la plate-forme de regroupement du verre et 28 000 tonnes pour l'unité de biométhanisation, qui produit 18 930 mégawatts/h d'énergie primaire, ce qui suffit pour fournir en énergie plus de 15 000 foyers dans le Calaisis. « Il faut dire que le Sevadec regroupe 62 communes », explique l'un des guides.
Un serpent mort
dans les déchets à trier
Les employés du Sevadec ont pu profiter de la rencontre avec le public pour leur rappeler les règles de base, ou les inciter à transmettre le message à leur entourage : « Les gens, soit par incivilité, soit par maladresse ou inattention laissent toute sorte d'objets insolites , confie Christophe, chargé de trier les déchets manuellement. On retrouve parfois des moteurs de mobylette qui nous obligent à arrêter les machines à cause de l'huile répandue sur les tapis, voire même des animaux morts comme des chiens ou... même un serpent ».
Avant de quitter le site, les visiteurs ont eu le droit à d'autres conseils comme ne pas laver les emballages avant de les jeter dans la poubelle, afin de ne pas gaspiller l'eau ou ont encore appris que chaque tonne de plastique recyclé fait économiser entre 600 et 800 kilos de pétrole brut : « Comme quoi un simple petit geste citoyen peut avoir de grandes conséquences pour l'environnement », conclut Marcel, un des visiteurs. À méditer... Vincent PIHEN
(Nord Littoral 28.11.2010)
LE SEVADEC, MODE D'EMPLOI Le Syndicat d'élimination et de valorisation des déchets du Calaisis (Sevadec) est une structure performante, créée en 2000, qui répond à un réel besoin, celui de traiter l'ensemble des déchets ménagers. Cette collectivité, présidée par Guy Allemand, maire de Blériot-Sangatte, a un rôle fondamental dans la préservation de notre environnement. Le Sevadec représente un engagement durable pour la valorisation matière et énergétique des déchets ménagers et assimilés.
« Mon fils Louis, qui a quatre ans, apprend déjà les bases du tri sélectif à l'école. Il applique ce qu'il a appris à la maison. Mais je pensais que c'était bien qu'il constate par lui-même tout le processus enclenché pour le tri des déchets ».
Pourquoi êtes-vous venu à ces Portes ouvertes ? « Il est important de trier les déchets »
Jean Muselet, Oye-Plage « Je suis venu par curiosité. J'avais déjà visité le centre de tri mais pas encore l'usine de biométhanisation. C'est très important de trier ses déchets. Je le fais systématiquement depuis des années. C'est un geste essentiel pour l'environnement ». Christophe, Saint-Omer « Je travaille dans le milieu du tri sélectif du côté de l'Audomarois. Je voulais savoir comment fonctionne l'usine de biométhanisation, un équipement que nous n'avons pas chez nous. Je trouve cette façon de traiter les déchets très intéressante ». |

