
En produisant de l'électricité, l'usine de biométhanisation va enfin fonctionner à plein régime.
| DÉCHETS |
L'usine de biométhanisation va bientôt produire de l'électricité. L'équipement remplira alors toutes ses fonctions.
Jeudi soir, le SEVADEC, le syndicat qui traite les déchets de 62 communes du Calaisis, avait deux types de décisions à son ordre du jour : les unes concernaient l'usine de biométhanisation, les autres le personnel.
Le dossier de l'usine de biométhanisation a connu bien des rebondissements, et surtout des désaccords entre le constructeur et le SEVADEC. L'équipement d'un tout nouveau genre, destiné à transformer les déchets biodégradables en compost tout en produisant de l'électricité, ne fonctionnait pas encore à plein. Grâce aux avenants au marché voté par le SEVADEC, le conflit avec le constructeur se règle. D'un côté, le syndicat finance pour un peu plus de 770 000 E un groupe électrogène plus petit que celui déjà installé, afin de permettre de produire de l'électricité toute l'année, quels que soient le volume et le type de déchets traités. De l'autre, le constructeur renonce à faire payer certains surcoûts au SEVADEC, qui a aussi réajusté son marché d'exploitation.
À partir du 8 juin, l'usine de biométhanisation va enfin pouvoir produire, et donc revendre, de l'électricité. Ce qui permettra de faire baisser le coût de traitement des déchets, puisque le SEVADEC touchera une partie de la vente de courant (au minimum 200 000 E par an).
Contrats interdits
En 2006 puis en 2008, le SEVADEC avait reçu de l'administration l'autorisation de recruter des employés en contrat initiative emploi (CIE), un dispositif en partie financé par l'État (350 E par mois et par salarié) et destiné aux plus de 50 ans. Il s'avère que le SEVADEC n'y avait pas droit. Problème, le syndicat compte 14 employés en CIE. « Je rassure les agents : leurs emplois seront pérennisés », a rassuré Guy Allemand, même si cela coûte environ 57 000 E en plus par an au SEVADEC. « Nous avons une réserve de prudence dans le budget », a tempéré le président, qui compte quand même interpeller les services de l'État sur le sujet.
Bonne nouvelle pour le personnel du SEVADEC : il va bénéficier de chèques déjeuner de 5 E à partir du 1er juin. Cela lui coûtera 2 E par chèque déjeuner (pour un maximum de 120 par an), le syndicat prenant 3 E à sa charge. Coût pour le SEVADEC : entre 18 et 25 000 E par an suivant la demande. •
ANNICK MICHAUD
> Jeudi, à la salle communale de Sangatte, se disputera la finale du jeu « Faites du tri », organisé pour les écoles. Les finalistes sont l'école Les Flots d'Hames-Boucres et Oran-Constantine à Calais.
> Le samedi 6 juin, le centre de tri et l'usine de biométhanisation ouvriront leurs portes au public.
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