| Le SEVADEC s'engage dans un programme de réductions des déchets |
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Guy Allemand engage le SEVADEC dans un programme de réductions des déchets
Ce matin, à la préfecture du Nord à Lille, le président du Syndicat d'élimination et de valorisation des déchets du Calaisis engagera le SEVADEC dans un ambitieux programme de réduction des ordures ménagères. Guy Allemand sera accompagné de techniciens et d'élus du Calaisis.
PROPOS RECUEILLIS PAR OLIVIER PECQUEUX
Guy Allemand, vous signez aujourd'hui les accords de partenariat des nouveaux programmes locaux de prévention : de quoi s'agit-il ?
« C'est un programme qui vise à réduire le volume des ordures ménagères de 7 % en cinq ans. Pour le SEVADEC qui recensait une moyenne de 414 kg de déchets par habitant en 2009, cela signifie réduire de 30 kg les ordures ménagères d'ici 2015. La signature de cette convention officialisera la mise en place de ce programme et permettra de déclencher le versement d'une subvention annuelle de 175 000 E. » De quels moyens supplémentaires disposerez-vous pour réduire les ordures ménagères ?
« Nous venons de créer une équipe prévention-déchets composée d'un coordinateur et de deux animateurs. Il nous faudra commencer par établir un diagnostic du territoire et recenser les actions déjà menées ou en cours sur l'ensemble du territoire. Plusieurs partenariats seront menés, dont un avec la fondation Agir contre l'exclusion et qui pourrait déboucher sur la création d'une recyclerie avant 2015. Nous sommes par ailleurs sur le point de lancer une opération avec des foyers témoins. Le premier comité de pilotage s'est tenu le 8 avril. » Est-ce difficile de changer les habitudes ?
« Réduire les déchets, c'est un vaste programme. De nombreux leviers peuvent être actionnés. Nous allons par exemple développer les stop pub, lancer des actions contre le gaspillage alimentaire ou pour inciter à boire l'eau du robinet. » Le SEVADEC, en matière de tri et de revalorisation des déchets, fait-il figure de bon élève ?
« Oui, nous disposons d'un réseau de huit déchetteries à moins de dix kilomètres des communes comme l'exigent les normes départementales. Pour les soixante-trois communes adhérentes au SEVADEC, nous parvenons à un taux de 52 % de revalorisation. Nous utilisons les déchets comme ressources pour l'énergie, pour le compost... Seules quatre entités sont retenues dans le cadre de ce programme. Il a fallu défendre le dossier du SEVADEC devant l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). » Vous êtes président du SEVADEC mais également maire de Sangatte. Avec le printemps, le public revient sur les plages. Comment procédez-vous pour le nettoyage des plages de Blériot et Sangatte ?
« Des nettoyages des plages ont déjà été lancées, j'ai même participé à celle du mois d'avril. D'autres actions seront encore menées d'ici juin.
On constate que ce qui se trouve sur le sable vient de la mer, avec 70 % de filets, 20 % de plastiques et 10 % de verre et d'autres déchets. Ce qui nous rassure, c'est que les usagers de la plage ne sont pas les gros fournisseurs de déchets. Pour autant, nous travaillons à un programme d'action avec des brigades de propreté qui seront créées comme je m'y étais engagé auprès de l'association de défense des chalets. » •
La Voix du Nord (12/04/2011) |

